113eme cigarette sans dormir

Non moi je n'irais pas plus loin
Je tiens ma tête entre mes mains
Guignol connait pas d'sot métier
Je ris à m'en faire crever !


- Arsenic is good for you... -

# Posté le jeudi 14 août 2008 16:42

Saut : 1er rapport

J'écris d'un cyber-café en Italie, avec clavier italien ! J'ai une heure pour recopier un passage du journal de mon saut. Le reste viendra plus tard. Ciao !



Ca y est, c'est fait ! L'instant est passé, mais il est encore en moi. C'est pourquoi le récit en sera fait au présent.

Nous arrivons à l'aérodrome à 10h précises. Mon nom est enregistré, mes parents signent l'autorisation, on attend. Je suis appelée pour l briefing. Ms parents, ma grand-mère, Nathan et Camille m'accompagnent. On me montre un petit film et un moniteur nous donne les consignes. Je suis intimidée.Ceux qui sautent sont des adultes, ceux qui qccompagnent des sportifs tatoués ! On nous explique les positions à tenir pendant le saut, on nous fait nus mettre à plat ventre pour les tenir. Heureusement aue le ridicule ne tue pas ! Après ça, on attend encore une bonne heure. c'est long. Je baille. Nous observons les avions qui décollent, les parachutes qui aterrissent. A 4000 mètres, ils sont invisibles.Enfin, on appelle monnom. On m'équipe d'un baudrier trop serré dans lequel il m'est impossible de marcher ! Qu7importe, il sert à voler ! Nous attendons l'avion.Il y a peu de tandems parmi nous, surtout des pros. Mon moniteur viendra au dernier moment. Nous embarquons. Il accourt et s'assoit derrière moi. Ca y est. Nous sommes une petite dizaine, collés les uns aux autres dans un avion minuscule. Habitués du ciel, ils laissent la porte de l'avion entrouverte pendant toute la durée du vol, passant la tete au dehors pour respirer l'air frais. L'intérieur est très bruyant mais c'est tant mieux : pas de conversation à tenir. La terre s'éloigne, je ne distingue bientot plus les voiture. Le paysage est magnifique. Nous traversons un nuage, je contempe le lac. Mon moniteur m'indique le hublot opposé : c'est le mont-blanc qui se dresse dans toute sa splendeur, si proche ! A 3500 mètres, les tandems se composent, chacun reserre et vérifie son équipement. Enfin, la porte s'ouvre à 4000 mètres. Je n'ai pas peur. Des poignées de mains sont échangées, un à uns les parachutistes sont comme aspirés par l'immensité bleutée.. Puis c'est mon tour. Mon moniteur et moi, solidement fixés l'un à l' autre, nous approchons de l'ouverture béante. Confromément aux instructions, je laisse pendre mes jambes dans le vide et je colle ma tete sur l'épaule du moniteur. Il m'est impossible de regarder e vide aui s'étend sous mes pieds, je me contente du bleu au-dessus de ma tete. A la question "Prete ?", je réponds " Prete !" sans l'ombre d'une hésitation. Je n'ai pas peur, tant pis. Il s'avance et nous basulons dans le vide. Nous tournons sur nous-memeavant au'un ralentisseur ne nous stabilise. La vitesse, de 200 km/h, m'arrache un cri de joie. Au signal du moniteur, j'étend mes bras comme un oiseau.L'air me fouette le visage, s'engouffre dan mon nez, emplit mes poumons d'un trop-plein de pureté, Je respire par à-coups, j'étoufe, je ris, je m'ennivre. Je suis trop haute pour voir la terre se rapporocher, j'ai l'impression de planer, je vole ! Le lac à ma droite, les sommets à ma gauche, il suffit à mes yeux de pivoter pour contempler tour à tour deux paysages qui n'ont que leur magnificence en commun. ! Je suis dans le vide, dans le rien, je vole ! Trop tot, je retrouve une position verticale. Il n'y a plus de bruit, plus de vent, plus de vitesse. Reste le paysage et la hauteur. Mes oreilles sont douloureuses, je décompresse en soufflant le nez bouché. Je ne me lasse pas de la vue. Le moiteur s'assur aue tou va bien puis me laisse les commandes de la voile. J'obsrve les voiliers aui naviguent sur le Léman, puis je jette un coup d'oeil sous mes pieds. Je vois le sol se rapprocher mais j'ai perdu mes repères terrestres. Où est l'aérodrome ? La descente est particuliérement longue car la voile est trop grande pour nos deux poids. Tant mieux. Une buse plane à notre hauteur, J'imagine désormais ce au'elle doit ressentir. Enfin, je distingue l'aérodrome, puis Camille et Nathan aui m'adressent de grands signes. Je leur répond. Lorsque je touche la terre, j'encaisse un choc trop violent... Ou est passée ma légereté ? Il semble si pénible de se mouvoir sur terre, je me sens pateaude...On passe la journée à me poser des questions. Je suis fatiguée. Pardonnez mon manque d'éloquence, je suis encore là-haut...

# Posté le vendredi 25 juillet 2008 06:23

arrivederci !

arrivederci !
1 semaine à Nernier.......................................................................................................;1 saut en chute libre
2 semaines en Italie........................................................................................................1 expédition en camping-car
1 semaine à Nernier........................................................................................................Bonheur Bonheur Bonheur...

J'aime la route. J'aime voir défiler les talus sur les bords de l'autoroute. Cette sensation de vitesse et de voyage. J'aime laisser mon esprit s'évader pendant des heures et des heures. J'aime monter le volume de mon mp3 à son maximum pour accompagner ses rêveries, pendant ces mêmes heures. J'aime que ces rêves soient les mêmes que ceux d'une petite fille. Comme si la voiture était un lieu hors du temps. J'aime, quand on s'arrête, feuilleter des magazines débiles. J'aime manger les sandwiches industriels des stations-service. J'aime quand un détail de la route m'est familier. J'aime cette promesse d'un proche paradis.

# Posté le samedi 12 juillet 2008 06:26

Compet de gym

Pas brillant brillant comme résultat mais bon...

# Posté le dimanche 08 juin 2008 10:12

Je sais pas pourquio mais ce livre, il fait partie de moi. Un peu comme les chansons que j'entends pour la première fois et que j'ai l'impression d'avoir toujours connu, comme si quelqu'un avait pris un bout de mon âme et en avait fait quelque chose. Quelque chose qui fait vibrer, quelque chose dans lequel je me reconnnais. Quand je suis perdue, je me tourne vers ce quelque chose et il me rappelle qui je suis. Ce texte, je me rappelle l'avoir récité à 5 as, à quatre pattes. Je jouais le renard. Cette fillette que j'étais, c'est aussi cette fille que je suis. Je ne devrais pas utiliser le passé en parlant de moi. Je me sentirai intègre à moi-même quand je cesserai d'avoir cette vision des choses, quand la Marion du passé, celle du présent et celle du futur ne formeront qu'une seule et même personne : Marion.

Je sais pas pourquio mais ce livre, il fait partie de moi. Un peu comme les chansons que j'entends pour la première fois et que j'ai l'impression d'avoir toujours connu, comme si quelqu'un avait pris un bout de mon âme et en avait fait quelque chose. Quelque chose qui fait vibrer, quelque chose dans lequel je me reconnnais. Quand je suis perdue, je me tourne vers ce quelque chose et il me rappelle qui je suis. Ce texte, je me rappelle l'avoir récité à 5 as, à quatre pattes. Je jouais le renard. Cette fillette que j'étais, c'est aussi cette fille que je suis. Je ne devrais pas utiliser le passé en parlant de moi. Je me sentirai intègre à moi-même quand je cesserai d'avoir cette vision des choses, quand la Marion du passé, celle du présent et celle du futur ne  formeront qu'une seule et même personne : Marion.
C'est alors qu'apparut le renard:

- Bonjour, dit le renard.

- Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.

- Je suis là, dit la voix, sous le pommier.

- Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli...

- Je suis un renard, dit le renard.

- Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...

- Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.

- Ah! pardon, fit le petit prince.

Mais, après réflexion, il ajouta:

- Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?

- Tu n'es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu ?

- Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?

- Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant ! Ils élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?

- Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?

- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie "créer des liens..."

- Créer des liens ?

- Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...

- Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé...

- C'est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses...

- Oh! ce n'est pas sur la Terre, dit le petit prince.

Le renard parut très intrigué :

- Sur une autre planète ?

- Oui.

- Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?

- Non.

- Ça, c'est intéressant ! Et des poules ?

- Non.

- Rien n'est parfait, soupira le renard.

Mais le renard revint à son idée:

- Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...

Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince:

- S'il te plaît... apprivoise-moi ! dit-il.

- Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.

- On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !

- Que faut-il faire? dit le petit prince.

- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'½il et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...

Le lendemain revint le petit prince.

- Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur ! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le c½ur... Il faut des rites.

- Qu'est-ce qu'un rite ? dit le petit prince.

- C'est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux ! Je vais me promener jusqu'à la vigne. Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n'aurais point de vacances.

Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche:

- Ah! dit le renard... Je pleurerai.

- C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...

- Bien sûr, dit le renard.

- Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.

- Bien sûr, dit le renard.

- Alors tu n'y gagnes rien !

- J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.

Puis il ajouta:

- Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret.

Le petit prince s'en fut revoir les roses:

- Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisé et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.

Et les roses étaient bien gênées.

- Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c'est ma rose.

Et il revint vers le renard:

- Adieu, dit-il...

- Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le c½ur. L'essentiel est invisible pour les yeux.

- L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.

- C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.

- C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... fit le petit prince, afin de se souvenir.

- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...

- Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir.

# Posté le vendredi 06 juin 2008 16:42